Centre de compétence GEO-informatique d’Ordina: entretien avec notre expert

Par où commence-t-on pour créer un nouveau centre de compétence ? En règle générale, il s’agit d’abord d’attirer des experts, non ? Quand Ordina a émis une offre d’emploi destinée à recruter les collaborateurs de la nouvelle équipe géo-informatique, nous avons immédiatement été séduits par la candidature de Jasper Botterman, un architecte du paysage féru de technologie. Autrement dit, l’homme idéal pour faire connaître l’expertise d’Ordina en matière de géo-informatique.

Les données de localisation constituent désormais un élément essentiel des systèmes des entreprises et organisations publiques. Les applications possibles semblent inépuisables. Aussi, Ordina Belgique a décidé, à l’instar de ses collègues néerlandais, de créer un centre de compétence en matière de géo-informatique. J. Botterman est le premier à avoir rejoint l’équipe.

Un architecte du paysage à la découverte de la technologie

L’architecture du paysage et Ordina : mais comment donc concilier ces deux univers ?

« Il y a beaucoup plus de points communs qu’on ne le pense, explique J. Botterman. J’ai suivi des études en architecture des jardins et du paysage, puis en développement du paysage. C’est surtout au cours de cette dernière année que nous nous sommes intéressés à la technologie. Nous nous sommes familiarisés avec les systèmes d’information géographique (SIG) pour procéder à des analyses de paysage et réaliser des cartographies numériques des paysages. J’ai appris à collecter, à conserver, à traiter et à analyser des données géographiques. Et j’ai eu envie d’aller plus loin. »

Grands projets d’infrastructure

Une fois ses études terminées, J. Botterman a tout de suite été embauché comme architecte du paysage auprès du bureau d’études et de consultance Arcadis. Au sein de la section « Espace », il a participé à la réalisation de grands projets d’infrastructure du gouvernement flamand liés, entre autres, à la R4, à la N60 et à la liaison Oosterweel. Des projets qui ont aiguisé son intérêt pour les SIG et les technologies SIG. « Dans ces dossiers gouvernementaux, on est toujours confrontés à d’énormes quantités de données, explique-t-il. La géo-informatique nous a justement permis de les gérer. À l’aide d’applications SIG, je m’efforçais de dresser l’état des lieux d’un endroit et l’impact potentiel (juridique, écologique, hydrologique, etc.) du projet sur cet endroit. »

La géolocalisation devenue incontournable

Au cours des huit années qu’il a passées chez Arcadis, J. Botterman a vu l’importance des données de localisation croître considérablement : « La géolocalisation constitue aujourd’hui un business florissant. Saviez-vous qu’environ 80 % des big data contiennent une dimension spatiale ? Les entreprises et les gouvernements recueillent toujours plus de données. La façon de recueillir ces données, de les présenter visuellement, de les traiter, de les conserver, de les analyser ou de les exploiter pour établir des prévisions, tout cela m’intéresse au plus haut point. Au cours des dernières années, j’ai assisté à une foule d’événements, de séminaires et de congrès pour approfondir mes connaissances en géo-informatique. »

 Saviez-vous qu’environ 80 % des big data utilisées par une commune ou une ville contiennent une dimension spatiale ?

Au carrefour entre données spatiales et technologie

Ces efforts n’ont pas échappé à Arcadis. En juin 2016, J. Botterman a été nommé ingénieur de projet, un poste pour lequel ses connaissances en géo-informatique étaient essentielles : « Tandis que je m’occupais essentiellement de conception lorsque j’étais architecte du paysage, le curseur s’est ensuite déplacé sur la gestion et la visualisation des données pour les grands projets d’infrastructure. Pour ce type de projets, il s’avère en effet crucial d’établir correctement et de façon détaillée l’impact sur l’espace. »

Pourquoi avoir décidé de rejoindre Ordina ?

« J’ai voulu combiner plus étroitement mes connaissances en matière de géographie et de données spatiales. Je n’ai eu de cesse pendant mon temps libre et dans mes activités professionnelles d’étoffer mes connaissances sur ces technologies. J’avais obtenu les certifications AutoDesk et AutoCAD ainsi que celle d’Opérateur multimédia 3D tout en découvrant continuellement de nouvelles possibilités liées aux systèmes SIG et à la numérisation lors des séminaires. Or je ne pouvais exploiter qu’un nombre limité de ces possibilités chez Arcadis. J’étais donc, même si c’était de manière assez inconsciente, à la recherche d’un nouveau défi. Vous connaissez la suite. Ordina était convaincue que mon parcours – sans oublier ma passion – constituait un excellent point d’ancrage pour le centre de compétence géo-informatique. »

Une discipline à part entière

Le centre de compétence se composera d’une équipe de cinq personnes d’ici la fin 2018. Inspirés par Ordina Pays-Bas, où l’équipe géo-informatique compte déjà 40 personnes, J. Botterman et ses nouveaux collègues examinent actuellement les demandes, travaillent à la visibilité et établissent des propositions.

« Le marché de la géo-informatique évolue à vitesse grand V. Là où la discipline était auparavant ni plus ni moins considérée comme un plus, les entreprises ont aujourd’hui compris que la géo-informatique pouvait réellement les aider à poser des choix plus ciblés. La discipline converge d’ailleurs de plus en plus vers les autres applications informatiques, ce qui fait que nous travaillons également étroitement avec des collègues d’autres équipes. »

« Les données spatiales constituent le fil rouge de mes études et de mon travail depuis plus de 12 ans. Et je ne saurais exprimer le plaisir que me procure le fait de pouvoir mettre mon expérience au service des clients d’Ordina. »

Découvrez l’offre de notre équipe géo-informatique. Si la géo-informatique vous intéresse et que vous souhaitez exploiter cette discipline, contactez J. Botterman.

 Les données spatiales constituent le fil rouge de mes études et de mon travail depuis plus de 12 ans. Et je ne saurais exprimer le plaisir que me procure le fait de pouvoir mettre mon expérience au service des clients d’Ordina.


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