Les Sciences de la vie chez Ordina, de la conformité à l’innovation: entretien avec notre expert

Bart Briers

Qu’il s’agisse d’une entreprise pharmaceutique souhaitant développer le traitement des données pour accélérer ses processus de recherche, d’un acteur des biotechnologies à la recherche d’une l’aide pour faire valider ses systèmes ou encore d’un hôpital qui souhaite analyser le potentiel des robots logiciels, la division Sciences de la vie d’Ordina – dirigée depuis octobre 2017 par Bart Briers – a la solution. Mais quelles sont précisément les difficultés auxquelles se heurtent les acteurs des industries pharmaceutique, biotechnologique et médicale ? Et quel secret fait d’Ordina le partenaire idéal pour les soutenir ?

« La conformité compte parmi les défis majeurs des entreprises pharmaceutiques et biotechnologiques, dit Bart Briers. Ces dernières doivent satisfaire à des prescriptions et à des normes de conformité extrêmement complexes. Il peut s’agir d’exigences techniques relatives aux produits, mais aussi de règles d’accès au marché et de prescriptions entourant l’utilisation des big data et des données médicales. À côté de cela, ces entreprises doivent respecter de bonnes pratiques de fabrication et de distribution à travers toute la chaîne, le développement informatique en fait partie. Or chaque entreprise du secteur peine à trouver le bon équilibre entre conformité et innovation. »

Des prescriptions et des règles complexes

C’est en 2004 que Bart Briers a pour la première fois pris la mesure de ces défis : « J’étais consultant informatique dans une autre entreprise, lorsqu’une collègue est venue me suggérer d’approfondir notre expertise dans la conformité des entreprises pharmaceutiques. La collègue en question était testeuse logiciel dans une entreprise pharmaceutique, et elle était confrontée chaque jour à une montagne législative à prendre en compte. » L’heure était venue pour Bart Briers de se plonger dans le monde complexe de la législation et de la validation des entreprises pharmaceutiques et biotechnologiques.

Élargir l’offre

Bart Briers a ensuite initié la création d’une division conformité en matière de sciences de la vie, a siégé au comité de direction et a supervisé le lancement d’une entreprise spécialisée dans les solutions de santé. Après 21 ans de loyaux services, il a tout quitté pour un poste chez Ordina. Son ambition : élargir l’offre d’Ordina sur le plan des sciences de la vie. « Nous connaissons bien le secteur, nous disposons d’experts dans les matières législatives et réglementaires, et nous sommes des cracks en informatique. Bref, le cocktail idéal pour aider les entreprises pharmaceutiques et biotechnologiques à relever leurs défis. Et ces défis ne se limitent pas à la conformité », précise-t-il.

Tic-tac…

« Les sciences de la vie sont un secteur dynamique en forte croissance. Cependant, il s’agit aussi d’un marché où la concurrence fait rage, poursuit Bart Briers. Pendant des années, les entreprises pharma ont surfé sur le succès de médicaments phares. Aujourd’hui, toutefois, elles doivent trouver de nouveaux médicaments pour des marchés de niche. Tout cela implique beaucoup d’études de marché et de recherches pour trouver et développer le médicament qui permettra de se différencier. Le temps passe vite et ces entreprises se retrouvent engagées dans une véritable course contre la montre pour devancer la concurrence. Et ce, avec toujours moins de budget, mais des exigences qualitatives toujours plus élevées. »

La puissance des données et de la technologie

Bart Briers a la conviction que la technologie peut apporter des réponses à ces défis : « Des solutions informatiques fiables, comme les systèmes ERP ou d’autres progiciels, peuvent aider les entreprises pharmaceutiques et biotechnologiques à travailler plus efficacement tout en faisant des économies. Parallèlement, les nouvelles évolutions comme l’Internet des objets (IdO) ou la réalité virtuelle (RV) ou augmentée (RA) sont elles aussi créatrices de valeur. Et que dire des big data, dans lesquelles je perçois un énorme potentiel. Le secteur dispose littéralement d’une montagne de données : des données de recherche et cliniques (médecins, laboratoires, hôpitaux) aux blogs ou postes sur les réseaux sociaux. Ces données peuvent livrer des orientations intéressantes susceptibles de guider la recherche ou la commercialisation de nouveaux produits. »

De l’analyse et du conseil à l’exécution

Depuis l’arrivée de Bart Briers, Ordina a accueilli une foule de nouveaux clients issus du secteur des sciences de la vie. Mais quelle est donc sa botte secrète ? « Nous parlons le langage des entreprises pharmaceutiques et biotechnologiques. Dans notre division, les informaticiens travaillent en concertation avec des scientifiques des données, des pharmaciens, des bio-ingénieurs et d’autres experts qui connaissent le secteur sur le bout des doigts. Cela nous permet de comprendre les besoins de ces entreprises et de réfléchir, avec le client, au développement d’une application et à la façon d’organiser la validation. Nous travaillons également en étroite collaboration avec d’autres spécialistes au sein d’Ordina, tels que des experts spécialisés dans la sécurité, la vie privée ou les robots logiciels. Notre offre ne connaît pas d’équivalent sur le marché. »

Le souffle chaud de la disruption

Les entreprises pharmaceutiques et biotechnologiques sont-elles prêtes à accélérer la numérisation ? Bart Briers : « Pendant longtemps, le secteur s’est montré plutôt conservateur. Mais cette tendance a vite évolué. Il a compris que des acteurs tels que Microsoft et Google disposent d’énormes masses de données intéressantes issues de leur domaine, et qu’ils peuvent s’en servir pour élaborer des services et des modèles d’entreprise. Ainsi, si Amazon Business tient secrets ses plans en matière de distribution de médicaments, il n’est pas impossible de la voir déployer un modèle disruptif à l’avenir. Nous constatons que le secteur sent le souffle chaud de ces acteurs perturbateurs. Ces derniers mois, nous avons reçu quantité de demandes en faveur de solutions innovantes. Pour le traçage des médicaments à l’aide de l’Internet des objets, notamment, ou encore pour le traçage de médicaments contrefaits. Et c’est non sans plaisir que nous nous employons à traduire ces défis en applications concrètes. Nous vivons vraiment une époque passionnante ! »


Pour découvrir ce que notre division Sciences de la vie peut faire pour vous, n’hésitez pas à contacter Bart Briers!