Retirer une véritable valeur de vos données?
Meet the Ordina-expert.

Qui sont les hommes et les femmes qui se penchent sur la science des données chez Ordina ? Leurs parcours sont très variés, mais ils ont tous une chose en commun : ce sont des esprits brillants. Prenez David De Wachter. Fin 2017, David a troqué sa carrière universitaire contre un poste de Data Scientist au sein de l’équipe VisionWorks. « Il était temps de mettre réellement la théorie en pratique », explique-t-il.

Enfant, David rêvait de devenir policier. À l’âge de 18 ans, à la Vrije Universiteit à Bruxelles, il opte pour une orientation qui s’apparente quelque peu au métier d’agent : la sociologie. « Ce choix était idéal, surtout quand on ne sait pas exactement quelle direction prendre », commence David. « Au bout d’un an, il est devenu clair que j’étais principalement intéressé par les disciplines pratiques, comme la méthodologie de recherche, les statistiques appliquées et la démographie. C’est sur cette base que je me suis construit ». David était tellement passionné par la sociologie quantitative qu’il a décidé de faire un doctorat qui s’est traduit par un double doctorat à la Vrije Universiteit à Bruxelles et à l’Université d’Anvers. Il est ensuite resté sur les bancs de l’université en tant que chercheur postdoctoral à l’Université d’Anvers.

Big data avant la lettre

Si vous faites une recherche sur son nom sur Google, vous trouverez tout un tas de recherches auxquelles David a participé. « Sur la base de millions d’enregistrements provenant des recensements de la population belge, du registre national, etc., nous avons pu résoudre des problèmes démographiques. En fait, il s’agissait de Big data avant la lettre », déclare-t-il. « Et c’était vraiment fascinant. Pourtant, après neuf années de recherche, j’avais besoin de changement. Le travail de recherche est parfois purement théorique et solitaire. Je voulais plus d’interaction : collaborer avec une équipe pour apporter des solutions à une question concrète. En outre, je souhaitais élargir mon horizon : tant qu’on travaille sur un thème particulier, la démographie dans mon cas, on utilise souvent une palette de techniques spécifiques. Je désirais aller plus loin ».

Les millions d’enregistrements provenant des recensements belges, du registre national, etc. que nous utilisions pour résoudre des problèmes démographiques, c’était en fait du Big data avant la lettre.

La recherche et les gens

En 2016, David a quitté l’université pour l’Institut de Classification de Fonctions. Il y a calculé le coût des nouveaux barèmes salariaux. « Outre ma fonction d’analyste de données, j’ai également apporté un soutien technique dans les négociations entre les organisations patronales et de travailleurs. C’était plutôt « corsé », mais très intéressant », se souvient David. « Cela a confirmé une impression que j’avais déjà à l’université : si j’aime la recherche et les aspects techniques, j’apprécie aussi de travailler avec les gens. Une fois le projet a achevé, c’était clair pour moi : j’allais devenir consultant ».

Si j’aime la recherche et les aspects techniques, j’apprécie aussi de travailler avec les gens. Un travail de consultant me permettait d’allier les deux.

Programmer, analyser, visualiser

En octobre 2017, David est devenu consultant en sciences des données au sein de l’équipe VisionWorks d’Ordina : « Au début, je doutais d’avoir les compétences adéquates. J’avais une expérience en recherche et en statistiques appliquées, mais la science des données, c’est aussi de la programmation et de l’informatique. Et dans ces domaines, je ne me sentais pas encore à la hauteur. Ordina m’a convaincu de franchir le pas ».

Pendant ses premiers mois chez Ordina, David a travaillé sur un outil interne permettant d’attribuer automatiquement des postes vacants à la bonne unité opérationnelle, sur la base du Traitement automatique du langage naturel (Natural Language Processing ou NLP en anglais). Peu après, il a pu rejoindre la FSMA, l’organisme belge de contrôle du marché financier. La FSMA avait établi une série de modèles de risque théoriques pour les produits financiers et a demandé de l’aide à Ordina pour programmer – et donc automatiser – ces modèles et les optimiser, dans la mesure du possible. Le projet a aussi impliqué beaucoup de visualisation de données : David a élaboré un tableau de bord pour les experts, sur lequel ils pouvaient également faire des simulations.

Prédire des séries chronologiques chez UCB Pharma

Plusieurs collègues de VisionWorks travaillent encore pour la FSMA. Entretemps, l’expertise de David a été déployée chez UCB Pharma. « UCB Pharma recherchait un consultant pour poursuivre le développement des modèles de séries chronologiques qu’ils avaient mis au point, afin de pouvoir, notamment, prévoir les chiffres de vente et les marges bénéficiaires des médicaments. Les séries chronologiques sont relativement complexes, mais j’ai heureusement une certaine expérience en la matière. Nous avons été en mesure de rendre les modèles plus intelligents, de façon à ce qu’ils fournissent des informations de plus grande valeur. Grâce aux modèles, les analystes opérationnels d’UCB peuvent fonder leurs prévisions sur des données – complétées par leur expertise, leur expérience et une note d’intuition ».

Nous avons été en mesure de rendre les modèles de séries chronologiques plus intelligents, de façon à ce qu’ils fournissent des informations de valeur. Les analystes opérationnels d’UCB peuvent désormais fonder leurs prévisions sur des données, complétées par leur expertise et leur expérience.

Une approche axée sur les données pour le VDAB

David travaille également sur un outil basé sur l’IA pour le VDAB. « Le VDAB exploite abondamment la carte de la science des données ». Ainsi, l’organisme développe des outils fondés sur les données et l’IA pour soutenir les intermédiaires au cours du processus de rapprochement. Un deuxième projet auquel David collabore est encore dans les starting-blocks : le VDAB souhaite explorer des postes vacants, dans le but d’identifier les compétences professionnelles de demain. Ces informations permettront de mieux préparer les demandeurs d’emploi au marché du travail du futur.

Au-delà de la démonstration de faisabilité

« Nos missions sont très diversifiées. VisionWorks dispose déjà d’une belle liste de réalisations, mais est restée un peu trop discrète », estime David. « Pour améliorer notre visibilité sur le marché, nous avons récemment engagé des experts dans des domaines spécifiques tels que la vision par ordinateur, l’apprentissage par renforcement et la PNL ».  Pourquoi les entreprises doivent-elles s’adresser à Ordina pour exploiter au mieux leurs données ? « Nous allons plus loin que le développement d’un prototype : nous déployons également l’outil, nous intégrons tout dans les systèmes existants et nous fournissons une assistance. Sans oublier : nous sommes à l’écoute de notre client. Je n’ai pas étudié la sociologie pour rien », déclare dit David en riant.